MACHINE VIVANTE – CRÉATURE ARTIFICELLE

 – INSTALLATION PLASTIQUE INTERACTIVE –

CONCEPT

Le projet Machine Vivante – Créature Arti-ficelle est une installation artistique interactive questionnant la relation entre le vivant et la machine. Éteinte, la machine n’est rien d’autre qu’un assemblage inerte de formes géométriques. Son aspect n’évoque aucune forme connue du règne animal ou végétal. Pourtant, la créature semble s’animer quand qu’on la met en marche. Elle se déplace, appréhende son environnement et interagit avec le public. Le spectateur et la créature se découvrent et s’apprivoisent doucement. En fonction des mouvements de la créature, il est possible d’interpréter différentes attitudes, différents comportements. Qu’est-ce que cette rencontre évoquera chez le spectateur ? Que ressentira-t-il face à cette chimère à la croisée du monde des machines et du monde des êtres vivants ?


LE PROJET

Machine Vivante – Créature Artificelle est un projet mené en collaboration avec Thomas Peyruse et encadré par Caliban Midi. Ce projet est co-produit par Toulouse Métropole, Expérimenta et la société Konexinc.

Pendant une première étape de travail nous avons conçu et réalisé une maquette d’étude de petite échelle (60cm de côté) avec laquelle le public pouvait interagir grâce à ses mains. Cela nous a permis de valider les principe techniques de base, et de se préparer aux problématiques mécaniques et électroniques auxquelles nous allions être confrontés.  La Créature adoptait deux comportements algorithmiques bien distincts. Dans le premier cas, la Créature se déplaçait dans l’espace de sa structure afin de se positionner au plus proche de la main du spectateur. Au contraire, dans le second cas, il était impossible pour le spectateur de toucher la Créature puisque celle ci s’éloignait brusquement quand la main était détectée à une position trop proche d’elle. Il s’agissait de deux principes géométriques très simples et très basiques, pourtant, le public projetait très rapidement sur la Machine des attitudes propres aux êtres vivants. Dans la première phase, la Créature semblait affectueuse, câline car elle semble chercher un contact tactile. En revanche, dans la seconde phase, la Créature semblait farouche, ses mouvements donnaient au spectateur l’impression d’une machine effrayée et agressive. Nous avons présenté ce premier prototype pendant le fablab festival d’Artilect Toulouse en mai 2017 et dans le cadre du projet Metabody organisé au quai des savoirs par Jean-Marc Matos en septembre 2017.

À la suite de cette première étape, nous avons réalisé en novembre 2017, une résidence de trois semaines au Quai des Savoirs à Toulouse. Cela a été pour nous l’occasion de travailler sur un deuxième prototype d’une envergure beaucoup plus importante. Cette deuxième version de la Machine Vivante nous a permis de travailler sur une interaction à l’échelle du corps humain. En effet, le public pouvait, dans le cadre de cette installation, interagir avec la machine à travers son corps dans son ensemble. La résidence s’est déroulée en trois temps. Nous avons tout d’abord réalisé d’importants travaux mécaniques et mécatroniques afin de pouvoir actionner la Créature par un point, puis deux, puis quatre. Nous avons ensuite amélioré les mouvements de la Machine afin de lui faire adopter divers comportements. Enfin, un temps important de la résidence a été consacré à un aspect pédagogique. Nous avons accueilli plus de 250 personnes dans le cadre de Futurapolis, et présenté le projet à plusieurs groupes de publics variés.

En janvier 2018, nous avons réalisé une résidence à l’INRIA à Bordeaux, dans le laboratoire Flowers. Nous avons profité de cette semaine pour affiner le comportement de la Créature en intégrant une couche supplémentaire d’autonomie grâce à des boucles sensori-motrices. Par ailleurs nous avons travaillé sur une nouvelle forme de la Machine. Nous souhaitions utiliser des matériaux plus chauds, plus doux, elle se compose donc à présent de petits triangles de bois et de carton. Cela permet également des mouvements beaucoup plus fins et fluides que ce que nous avions auparavant avec la forme en plexiglass.

Nous avons présenté pour la première fois le projet de façon officielle à l’occasion du salon Expérimenta à Grenoble en février 2018. Nous avons eu la chance de présenter la machine à du public pendant une semaine. Nous avons reçu de nombreux retours nous permettant d’améliorer encore le projet et notamment l’interaction entre la Créature et le spectateur.

Nous présenterons une nouvelle version du projet lors du Festival des Arts Numériques de Saint Orens les 24, 25 et 26 mai 2018.

Enfin, un projet de collaboration avec la compagnie K-Danse est prévue dans le courant de l’année 2018.

Exposition au salon Expérimenta à Grenoble en février 2018
Résidence au Quai des Savoirs à Toulouse en novembre 2017

2017

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PARTITION SUSPENDUE

– INSTALLATION INTERACTIVE SONORE –

Partition suspendue est un projet sonore interactif in situ, installé dans un parc en
août 2015.

Bien que monumentale (installée sur environ 200m2) l’installation s’insère subtilement dans l’environnement. L’œuvre est constituée de plusieurs tubes de cuivre suspendus entre 1 et 2m au dessus du sol. À chaque tube de cuivre suspendu est attribué une sonorité particulière. Un son se déclenche lorsque quelqu’un touche un des tube. Ainsi, en manipulant ces objets, un dialogue s’établit entre les spectateurs qui composent alors une séquence musicale unique et collaborative. Même si les sonorités sont conçues pour être toujours harmonieuses, il est important d’être à l’écoute de ce que l’autre propose pour concevoir la séquence la plus intéressante possible. Techniquement, le système est relativement simple, il s’agit d’un système capacitif dont une carte Arduino gère la partie électronique. En la connectant à n’importe quelle surface conductrice (ici les tubes de cuivre) le spectateur ferme le circuit en la touchant. Cela permet d’envoyer un signal à
un patch Pure Data qui est alors programmé pour gérer la création musicale.

L’installation finale pourra être une composition personnelle ou collaborative en fonction de la mise en scène du système. Le projet a été uniquement proposé dans une version ouverte au public, et il serait intéressant de penser d’autres mises en scènes, notamment une séquence performative menée par un ou plusieurs danseurs. Aussi, il pourrait également être intéressant de travailler avec des musiciens pour intégrer ce système à un ensemble de dispositifs sonores, de façon à ajouter de la matière et de la richesse aux compositions proposées.

MSB_4260

MSB_3991

2015